Payer une rançon ne garantit jamais la récupération de vos données. C’est la dure leçon apprise par une entreprise allemande d’une quinzaine de personnes, victime du ransomware Akira. Après l’échec de la clé de déchiffrement des pirates et d’un premier laboratoire, nos ingénieurs ont pu réussir. Voici les coulisses de ce sauvetage express.
Sommaire
- L’attaque Akira : Un cœur de métier paralysé
- Le piège du déchiffreur défaillant
- Chronologie d’un sprint de 72h vers la récupération
- Pourquoi payer la rançon est un risque technique
1. L’attaque Akira : Un cœur de métier paralysé
Le 10 mars dernier, une entreprise allemande subit une intrusion majeure. Le groupe Akira chiffre les données critiques. Un fichier VHDX contenant le file server et surtout la base de données ERP restent totalement inaccessibles. Sans ERP, c’est la production et la facturation de l’entreprise qui s’arrêtent.
2. Le piège du déchiffreur défaillant
Malgré le paiement d’une rançon négociée, la clé de déchiffrement fournie s’avère défaillante sur les données critiques :
- 70% de récupération seulement : c’est la part de données seulement exploitables
- Silence radio des pirates : Une fois payés, les attaquants ne fournissent plus aucun support technique pour aider au fonctionnement de la clé de déchiffrement
- Base de données .dbs inexploitable : Le client décide alors de contacter un autre laboratoire de récupération de données… lequel travaillera sur sa machine virtuelle (VM) de 350GB contenant un vbk et le vhdx de l’entreprise. La récupération s’avère malheureusement trop partielle. La base de données reste non fonctionnelle (.dbs inexploitable), et le file server est récupéré partiellement. Le client se retrouve dans une impasse. Les données restent inexploitables.
3. Chronologie d’un sprint de 72h vers la récupération
Nos équipes sont alors contactées pour une intervention de la dernière chance.
Mardi 24 mars – 22h00 : L’alerte
Premier contact d’urgence avec l’entreprise
Mercredi : Le transfert sécurisé
Le client décide de ne prendre aucun risque avec le transfert des supports physiques à faire acheminer. Il prend l’avion depuis l’Allemagne avec ses 3 disques clonés pour nous les remettre en main propre à Lyon près de notre laboratoire.
Nuit de Mercredi à Jeudi : L’exploit technique
Nos ingénieurs travaillent en continu sur la VM de 350 Go.
Le résultat : Nous avons accès aux données. À l’aube, le « Proof of Concept » (POC) est validé par le client.
Vendredi après-midi
Vendredi après-midi : Livraison de la base ERP 100% fonctionnelle.
Samedi matin: : Retour à la normale
Samedi matin : Remise complète du File Server. L’entreprise peut reprendre son activité dès le lundi.
4. Pourquoi payer la rançon est un risque technique (FAQ)
Est-ce que payer la rançon garantit la récupération ? Non. Comme le montre ce cas réel, les outils de déchiffrement fournis par les pirates sont souvent développés à la va-vite et sont instables sur des fichiers complexes comme les bases de données SQL ou les fichiers VHDX.
Pourquoi faire appel à un laboratoire spécialisé comme SOS Ransomware ? Là où les outils automatisés échouent, nous intervenons manuellement sur la structure hexadécimale des fichiers pour reconstruire ce qui a été mal déchiffré.
Bilan de l’opération :
- Délai : Moins de 3 jours.
- Succès : 100% des données critiques récupérées.
- Économie : Des semaines d’arrêt d’activité évitées.
Vous êtes victime d’un ransomware ? N’attendez pas pour contacter nos équipes ! Nous sommes mobilisés 24/7/365 pour lutter contre les risques cyber…