Salle blanche

Ouvrir un disque dur : uniquement en salle blanche

Qu'est-ce qu'une salle blanche ?

Une salle propre ou salle blanche est un espace clos dans lequel on contrôle et maîtrise la concentration des particules en suspension dans l’air via un flux laminaire de façon à minimiser la production et la rétention des particules à l’intérieur de la pièce.

L’avancée technologique a obligé les acteurs de la micro-électronique à travailler en salle propre, du fait d’une finesse de gravure de plus en plus réduite.

Une salle propre est un avantage significatif car elle permet de maximiser les chances de réussite d’une intervention sur un disque dur. Cependant elle présente aussi un coût financier (matériel spécifique, entretien…) et en terme de temps de travail (une intervention en salle blanche est en moyenne 6 fois plus longue que si l’opération était effectuée hors salle blanche).

Classification et apports d'une salle blanche

Nous sommes équipés d’une salle propre ISO 5 classe 100 qui permet d’avoir une concentration maximale de moins de 100 particules de 0,3µm par pied³ (environ 28 litres). 
A titre de comparaison, les particules inférieures à 50 µm sont invisibles à l’oeil nu et une personne immobile et sans tenue adaptée émet 100 000 particules. Ainsi, vos disques sont réparés dans les meilleures conditions et la récupération de données est optimale. 

La figure ci-dessous démontre l’importance de l’utilisation d’une salle blanche pour la réparation des disques durs : la moindre particule sur le plateau peut entraîner un « Head-Crash » (les têtes entrent en contact avec le plateau et l’endommagent)








Notre salle blanche est auditée par un organisme indépendant.

Le certificat remis nous permet de valider notre outil de travail.

Comment réparer un disque dur ?

Issu d’une technologie complexe, le disque dur est un support fragile qui ne montre aucune tolérance face aux mauvais gestes techniques. Lors d’une panne, de nombreux clients sont tentés de démonter le disque dur pour constater les dégâts ou remplacer eux-mêmes des pièces (en échangeant par exemple les plateaux).  Or, c’est une très mauvaise idée qui risque de compromettre gravement les chances de récupération. L’ouverture d’un disque dur à l’air ambiant entraine des traces de doigts (contamination visible) et le dépôt systématique de particules de poussières (contamination invisible) sur les plateaux du disque.  Il faut aussi se poser la question de l’utilité de la manœuvre : pourquoi ouvrir un disque lorsqu’on ne dispose pas du matériel nécessaire pour réaliser des réparations électroniques aussi minutieuses ?

La contamination par la poussière est susceptible d’engendrer un head crash, c’est-à-dire une chute des têtes de lecture sur les plateaux et/ou un phénomène de disque rayé. De nombreuses zones du disque deviennent donc illisibles avec une corruption de fichiers qui rend la récupération de données très médiocre ou même impossible. Cette intervention nécessite donc d’être effectuée dans un environnement stérile,  de porter un équipement (lunettes, charlotte, gants…) mais également de disposer de process techniques et de matériel bien spécifique.

Bien qu’on confonde souvent les deux, la réparation et la récupération sur disque dur sont deux notions bien distinctes : la réparation consiste en une intervention physique «mécanique» sur le disque tandis que la récupération est une opération d’extraction des données qui y sont stockées.

S’ils font face à une panne mécanique, les laboratoires de récupération de données comme Recoveo passent par une phase de réparation (changement de têtes de lecture, par exemple) avant de pouvoir accéder aux données. Dans tous les cas, il faut savoir que les disques durs ne sont plus utilisables par la suite et que les données doivent être copiées sur un nouveau support. 

Parce qu’elle est complexe et qu’elle entraine le plus souvent une aggravation de la panne, nous déconseillons de réaliser une réparation de disque dur par soi-même. Toutefois, vous êtes bricoleur; vos données ne sont pas importantes et vous êtes prêt à les perdre définitivement, vous pouvez éventuellement essayer d’intervenir par vous-même.

Le processus

  • Un client dont le disque dur claque achète un disque de même marque chez son revendeur informatique et échange les 3 plateaux du disque dans le nouveau. 
    Résultat —) plateaux endommagés, données irrécupérables, 2 disques durs HS et plus de garantie.
  •  A l’ouverture en salle blanche, nous constatons que le client a voulu faire tourner les plateaux avec ses doigts : multiples traces de doigts et poussières visibles à l’oeil nu. 
    Résultat —) plateaux souillés, données irrécupérables.
  •  Le client met son disque dur au congélateur pendant une semaine après avoir lu sur Internet que cette opération ressuscitait les disques durs. 
    Résultat —) carte contrôleur endommagée par la condensation.
  •  Un client ouvre son disque dur et imbibe le moteur d’huile lubrifiante ! 
    Résultat —) plateaux souillés, données irrécupérables.
  •  Un client ouvre son disque dur et le laisse 15 minutes en fonctionnement à l’air libre. Il repose le capot sans le visser et laisse le disque dans son garage pendant plus d’un mois (voyage à l’étranger).
    Résultat —) plateaux contaminés par la poussière, données irrécupérables.

Conscients du risque d’une ouverture hors salle blanche, certains clients prennent de multiples précautions, souvent inutiles. Ex : un client pense que les têtes de lectures du disque sont endommagées. Il ouvre donc son disque dur sous un cubiténaire, opération inutile car le principe d’une salle blanche est le flux laminaire, c’est-à-dire un flux d’air filtré et dirigé pour éviter la rétention des particules dans l’air, ce qui n’est pas le cas d’un cubiténaire. Finalement, il se rend vite compte de l’inutilité de l’opération (ouvrir pour voir ??) et de la fragilité du mécanisme. Il referme alors le disque dur.

La récupération de données est de qualité très médiocre (partialité et fichiers corrompus) car les plateaux ont été contaminés par des particules de poussière qui rendent certaines zones illisibles. Attention à la contamination visible des plateaux (petites particules, traces de doigts) et à la contamination invisible.

Nous comprenons votre curiosité. C’est pourquoi nous vous conseillons d’ouvrir un vieux disque avant d’ouvrir le disque dur contenant des données importantes.

Vous comprendrez vite qu’il est inutile de prendre des risques pour vos précieuses données.

 

Les plateaux d'un disque dur

Les têtes d'un disque dur

Claquement des têtes de lecture

Claquement ou "clac-clac" des têtes de lectures

Le « claquement » des têtes de lecture est une panne informatique qui survient lorsqu’une zone d’un disque dur ne peut pas être lue et que les têtes sont obligées de revenir au même point, produisant au passage un bruit caractéristique et répété. Loin d’être anodin, ce type de problème mécanique peut causer des pertes de données importantes, et nécessite une intervention rapide. Il est conseillé d’éteindre aussitôt l’ordinateur et de le mettre à l’abri d’un nouveau choc.

Ce phénomène peut avoir plusieurs origines, le claquement de tête survenant notamment lorsque le circuit intégré du disque dur (le PCB) est endommagé, lorsque les têtes de lecture/écriture ne fonctionnent plus ou en cas de corruption ou de rayures présentes sur une partie du disque dur. Dans chaque cas de figure, une récupération partielle ou totale des données est possible, à condition d’être effectuée par un laboratoire expérimenté dans un environnement approprié et avec des outils adaptés.

  • Dans le premier cas, la récupération de données passe par un changement du PCB par un modèle identique puis une reprogrammation du Firmware.
  • Dans le second cas, il convient de changer le bloc de têtes de lecture, ce qui nécessite un passage obligatoire en salle blanche pour éviter la contamination du disque par les poussières.
  • Dans le troisième cas, il est souvent nécessaire d’effectuer un changement de PCB et du bloc de têtes de lecture afin de pouvoir lire et récupérer les données qui sont présentes sur les parties non rayées (et donc lisibles) du disque dur.

Disques dur qui claque ? Astuces

Un disque dur qui claque, des grincements ou toutes autres bruits provenant de votre disque dur pourrait indiquer que celui-ci est en fin de vie.

C’est surement vos têtes de lectures qui sont HS. Il y a des chances pour que votre disque dur ne soit plus reconnu pas votre ordinateur incessamment sous peu. (si ce n’est pas déjà le cas)

En général, les disques durs sont quasiment silencieux, mais il peut arriver qu’ils émettent certains bruits comme des cliquetis un peu sourd quand ils allument ou quand on les éteint, ce qui est tout à fait normal la plupart du temps. Comme le bruit du Modem de l’époque, mais je parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.

Par contre, si vous commencez à entendre des bruits occasionnels ou des bruits que vous n’avez jamais entendus auparavant – comme des grincements, des vibrations ou des sortent de cris de chats un peu stridents, bref, des trucs par normaux – votre disque dur est peut-être défaillant ou malade.

Si vous voulez en savoir un peu plus sur les bruits anormaux, vous pouvez visiter le site Datacent (attention il est complètement en anglais) mais il propose quelques exemples de sons de disques durs défaillants qui pourraient ressembler à ce que vous entendez.

Les étapes ci-dessous vous aideront à comprendre si c’est vraiment votre disque dur qui est en cause et, si c’est bien lui le fautif, ce que vous allez devoir faire avant que toutes vos précieuses données ne disparaissent pour de bon, que ce soit vos photos de vacances ou vos vidéos secrètes, je sais que vous n’avez envie de rien perdre.

Que faire lorsque votre disque dur fait du bruit

S’assurer de la provenance du bruit

Il va falloir vous assurer que les bruits proviennent bien du disque dur et pas d’un autre matériel. Par exemple, si vous débranchez le câble d’alimentation et SATA du disque dur mais que vous entendez toujours le bruit lorsque vous démarrez l’ordinateur, il va falloir se poser des questions, et les bonnes, car le disque dur n’est à priori pas la source des bruits, sauf s’il est possédé.

Essayez donc différents scénarios pour vous assurer de la source du bruit. Si le bruit revient uniquement lorsque vous branchez le disque dur, vous avez la réponse

Utiliser un logiciel de diagnostic

Si vous êtes certain que le disque dur lui-même est défectueux, exécutez un logiciel gratuit de diagnostic du disque dur, si vous n’en avez pas un d’installé sur votre ordinateur, ça se trouve rapidement avec Google, n’ayez crainte.

Lorsque vous exécutez un logiciel de diagnostic, il est préférable de fermer tous les autres programmes et de débrancher tous les autres lecteurs ou périphériques que vous ne testez pas, comme ça on est sûr que les résultats ne sont pas faussés et qu’il y a pas eu d’interférence.

Au mieux, le logiciel de diagnostic ne marquera que les zones défaillantes du disque dur comme “mauvaises” et empêchera l’ordinateur de les utiliser à l’avenir. Il ne réparera pas vraiment un disque dur qui est physiquement, ce n’est donc pas la meilleure solution sur le long terme. C’est un peu comme si vous faire le ménage et mettre toutes les poussières sous le paillasson quoi.

Effectuer des sauvegardes (notamment dans le cloud)

Si les corrections apportées par le logiciel de diagnostic ne réparent pas le problème du bruit du disque dur, je vous conseille de faire très rapidement une sauvegarde et de remplacer votre disque dur.

D’ailleurs même si le logiciel de diagnostic a parmis de corriger les différents bruits, je vous conseille également de faire une sauvegarde car il y a quand même des risques que les bruits reprennent et qu’il tombe en panne sans crier gare jusqu’au point même de devenir complètement inutilisable.

Vous l’aurez compris, quand un disque dur commence à faire des bruits bizarre, la solution à préconiser sur le long terme consiste à effectuer une sauvegarde de vos données et à remplacer le disque dur.

Cependant, dans les rares cas où un disque dur est bruyant uniquement lorsque vous accédez à certaines données sur votre disque, il se peut que ce soient les secteurs spécifiques qui soient en panne – un problème que certains logiciels de diagnostic peuvent réparer.

Allons un peu plus loin sur le dépannage du bruit du disque dur (si vous voulez bien hein)

Comme il n’y a pas de bon moyen de réparer un disque dur défaillant, il va être très important de protéger vos données en effectuant des sauvegardes régulières. Avec une sauvegarde journalière, la récupération d’un disque dur défaillant est aussi simple que l’installation d’un nouveau disque et la restauration de vos données.

La meilleure façon de sauvegarder vos données est de recourir à un service de sauvegarde en ligne, car vos fichiers sont conservés dans un cloud et sont moins susceptibles d’être perdus ou détruites. Enfin après si c’est un cloud nul vous êtes jamais à l’abri mais bon, Google ou Dropbox ont quand même déjà fait leur preuve si vous voulez mon avis.

Si vous n’avez pas confiance dans les clouds (ce qui peut arriver, je ne juge pas), il existe aussi une méthode plus rapide qui consiste à utiliser un programme de sauvegarde gratuit (genre Saft Backup ou Backupchain). Certains de ces programmes peuvent même cloner les fichiers du disque dur défaillant et les placer sur un nouveau disque dur fonctionnel, bref, ça peut toujours être utile quand on a des données importantes.

Acheter un SSD

Les disques durs semi-conducteurs (SSD) n’ont pas de pièces mobiles comme un disque dur mécanique, vous n’entendrez donc pas un disque dur SSD défaillant comme vous pourriez l’entendre avec un disque dur qui tourne (mécanique quoi).

En plus d’être silencieux ces disque dur sont plus rapides qu’un disque physique classique. Sans parler des SSD m.2 qui mangent les deux en termes de vitesse.

Défragmenter le disque

Pour les disques durs mécaniques, et uniquement mécaniques, j’insiste bien là-dessus :

Sachez qu’un disque dur fragmenté produit de plus en plus de bruit. Du coup en le défragmentant, vous devriez observer une nette amélioration au niveau du bruit, il existe plein de logiciels gratuits pour prolonger la durée de vie de votre disque dur qui font aussi défragmentation.
S’ils sont très bruyants, ça ne va pas forcément résoudre le problème, mais au moins, vous aurez essayé. Et surtout, n’essayez pas de défragmenter un disque dur SSD, ça risquerait de plus l’abîmer qu’autre chose, car il se défragmente déjà en continu lorsque vous l’utilisez.

Bien que cela ne soit pas courant, il est possible qu’un bruit de disque dur soit dû à un pilote de périphérique défectueux. Pour ça, allez sur touslesdrivers et laissez opérer la magie, avec un peu de chance ça aura résolu votre problème.

S’ils sont très bruyants, ça ne va pas forcément résoudre le problème, mais au moins, vous aurez essayé. Et surtout n’essayez pas de défragmenter un disque dur SSD, ça risquerait de plus l’abîmer qu’autre chose, car il se défragmente déjà en continu lorsque vous l’utilisez.

 

Quel type de panne pour un disque dur externe ?

Plusieurs situations peuvent conduire à la réparation et la récupération de fichiers sur un support endommagé. Qu’il soit interne ou externe, le disque dur est doté de parties mécaniques. Ces dernières sont très sensibles à de nombreux facteurs : vibrations, chutes, inondation, variations de température, etc.

Lorsqu’on parle de pannes de ce type de support, l’on peut les classifier en trois types : la panne logique, la panne électronique et la panne mécanique.

La panne logique

La panne logique est la moins grave de toutes les pannes de disque dur externe. Le système de stockage fonctionne généralement de manière normale, mais vous n’arrivez pas à accéder à vos données.

Cette panne est habituellement causée par la présence de virus dans le logiciel, un formatage accidentel excessif, des logiciels malveillants, un partitionnement, une suppression inopinée des fichiers, etc.

La panne électronique

Dans le cas d’une panne électronique, le disque est inerte et n’émet aucun bruit.  Cette panne est fréquemment causée par une tension électrique anormalement élevée ou par la défaillance d’un composant électronique.

Son d’un disque dur fonctionnel :

 

La panne mécanique (traitement en salle blanche)

En ce qui concerne la panne mécanique d’un disque dur interne, elle survient lorsque le support est soumis à :

  • des chocs
  • des chutes
  • de fortes variations de température
  • l’usure
  • l’inondation ou l’incendie, etc.

Voici les sons symptomatiques de la panne mécanique :

Têtes défectueuses

Taux de réussite de 70%

Sons du plus courant au moins courant

 

Il se manifeste par des claquements (aller-retour du bras de la tête de lecture) ou des bips.

 

Tetes ne répondent pas

Taux de réussite de 60%

Il n’y a pas de déplacement des têtes et le moteur s’arrête (Western digital).

Moteur coincé

Taux de réussite de 90%

Un bourdonnement ou un claquement provenant de votre disque dur peut indiquer un moteur de broche bloqué ou endommagé.

Plateau rayé

Taux de réussite de 30%

Ce sifflement aigu signale généralement des rayures sur le(s) plateau(x) du disque qui empêchent les têtes de lecture/écriture de traiter les données stockées.

Plateau brisé

Taux de réussite de 0%

Le plateau de verre à éclater en morceaux. Dans ce cas, toutes les fonctionnalités mécaniques de l’appareil sont endommagées.

Fiabilité des disques SSD

FIABILITÉ DES DISQUES SSD

Aucun support n’est infaillible ! Cependant certains permettent plus facilement la récupération des données en cas de perte. Actuellement les SSD ont un bel avenir et commencent petit à petit à remplacer les disques durs dans certains ordinateurs portables, mais qu’en est-il de la fiabilité et de la récupération sur ce type de support ?
 

Fiabilité des SSD

Les mémoires flash NAND peuvent supporter un nombre limité d’opérations d’écriture, selon les fabricants entre 150 et 1200 cycles d’écriture avant expiration de la garantie. Cependant certaines conditions d’utilisation et certains types de charge peuvent porter les disques SSD bien plus loin que leur endurance déclarée.
 
Pourtant certains utilisateurs voient leurs disques SSD échouer pendant la période de garantie après 20 ou 30 réécritures… Mais si vous remplacez votre ordinateur tous les 3 ans, comme le font la plupart des utilisateurs, vous n’avez probablement pas à vous soucier de savoir si votre disque SSD durera aussi longtemps que votre ordinateur.

Les disques SSD sont conçus pour supporter plusieurs écrasements de sa capacité totale. Les fabricants garantissent leurs lecteurs pour des centaines voire des milliers de remplacements complets. Le paramètre TBE (Total Bytes Written) augmente à chaque génération. Pourtant, plusieurs disques SSD échouent considérablement plus tôt que prévu. Nous avons constaté que les disques SSD échouaient avec jusqu’à 99% de leur durée de vie nominale restante, avec des attributs SMART propres.
Les disques SSD remappent activement les adresses des blocs logiques, en pointant la même adresse logique vers diverses cellules NAND physiques afin de niveler l’usure et d’augmenter les vitesses d’écriture. Malheureusement, dans la plupart des lecteurs SSD, L’emplacement physique de la zone système doit rester constant. Il ne peut pas être remappé ; le nivellement d’usure ne s’applique pas à certains modules de la zone système. Cela signifie à son tour qu’un flux constant d’opérations d’écriture individuelles, chacune modifiant le contenu de la table de traduction, écrira encore et encore dans les mêmes cellules NAND physiques. C’est précisément la raison pour laquelle nous ne sommes pas totalement convaincus par les tests d’endurance tels que ceux effectués par 3DNews. Ces tests reposent sur l’écriture d’un flux de données sur le lecteur SSD selon un flux constant, ce qui charge le lecteur SSD de manière irréaliste. De l’autre côté du spectre se trouvent les utilisateurs dont les disques SSD sont exposés à de petites opérations d’écriture fréquentes (parfois plusieurs centaines d’opérations par seconde). Dans ce mode, très peu de données sont réellement écrites sur le lecteur SSD. Cependant, les zones système sont fortement sollicitées et constamment écrasées.
 
De tels scénarios d’utilisation entraîneront une usure prématurée de la zone système sans aucune indication significative dans les paramètres SMART. En conséquence, un disque SSD en parfaite santé avec 98 à 99% de la durée de vie restante peut soudainement disparaître du système. À ce stade, le contrôleur SSD ne peut pas effectuer avec succès les corrections ECC des informations essentielles stockées dans la zone système. Le disque SSD disparaît du BIOS de l’ordinateur ou apparaît sous la forme d’un support vide / non initialisé / non formaté.
Si le lecteur SSD n’apparaît pas dans le BIOS de l’ordinateur, cela signifie peut-être que son contrôleur est dans une boucle d’amorçage. En interne, le processus cyclique suivant se produit. Le contrôleur tente de charger le microcode à partir de puces NAND dans la RAM ; une erreur se produit ; le contrôleur relance ; une erreur se produit ; etc.
Toutefois, les erreurs les plus fréquentes dans le module de traduction mappent les blocs physiques aux adresses logiques. Si cette erreur se produit, le disque SSD sera reconnu comme un périphérique dans le BIOS de l’ordinateur. Cependant, l’utilisateur ne pourra pas accéder aux informations. Le disque SSD apparaîtra comme un média non initialisé (brut) ou annoncera une capacité de stockage beaucoup plus petite (par exemple, 2 Mo au lieu de la capacité réelle de 960 Go). À ce stade, il est impossible de récupérer des données à l’aide des méthodes disponibles à la maison.

Outre ces problèmes d’usure, nous avons constaté également :

  • des pannes liées à des composants en court-circuit (ex. Liquide sur le PC, mauvais branchement, surtension électrique etc.)
  • des composants défectueux (oxydations, mauvaises soudures, décollement de composants BGA)
  • des séries avec des mémoires défectueux ou firmwares mal conçus, comme visiblement des SSD Intel 256Go issus de PC Lenovo
     

 

Signes d’échecs des SSD 

Comme le disque SSD ne possède aucune pièce mobile, il n’y a aucun avertissement sonore d’un risque SSD qui arrive en fin de vie, mais en étant attentif il y a possibilité de déceler quelques indicateurs.

  • Erreurs impliquant des blocs défectueux. Généralement l’ordinateur tente de lire ou d’enregistrer un fichier, mais en prenant un temps inhabituellement long et aboutissant à un échec, le système finit par abandonner avec un message d’erreur.
  • Les fichiers ne peuvent ni être lus ni écrits.
  • Le système de fichier doit être réparé ; obtenir un message d’erreur sur votre écran peut se produire simplement parce que l’ordinateur n’a pas été éteint correctement mais cela peut être le signe d’un SSD développant des blocs défectueux.
  • Le lecteur devient en lecture seule. Votre lecteur peut refuser d’écrire plus de données sur le disque et ne peut lire que des données.

 

Le cas des PC Lenovo T460

Nous avons reçu ce début d’année plusieurs cas de PC Lenovo T460 avec SSD Intel suite à la déficience du SSD les utilisateurs avaient perdu l’accès à leurs PC.
 

Cas concernés :

  • SSD Intel 2″5 SATA 256Go SSDSC2KF256H6L (Intel SSD Pro 5400s Series) issus de PC Lenovo T460 et T470
  • SSD Intel M.2 256Go SSDSCKKF256H6L issus de PC Lenovo Yoga 260
  • Dans une moindre mesure chez DELL :
  • SSD Intel 2″5 SATA 256Go SSDSC2KF256H6 (Intel SSD Pro 5400s Series) issus de PC Dell Inspiron 5567
  • SSD Intel M.2 256Go SSDSCKKF256H issus de PC Dell Latitude 7470

 
Dans la majorité des cas, nous sommes parvenus à obtenir des très bons résultats de récupération.
Cependant, nous avons aussi essuyé des échecs sur des mémoires totalement corrompues et chiffrée par le contrôleur. Dans ce cas de figure, pas de facturation.
Ces cas nous permettent de rappeler que les SSD, comme l’ensemble des systèmes de stockage, peuvent subir une perte de données en raison d’une panne logique ou électronique. Recoveo est spécialisé dans la récupération de données tous types de supports !


 

Récupération de données sur SSD

La principale différence entre le disque dur traditionnel et le disque SSD est que ce dernier ne contient pas de pièces mobiles pour le stockage de données. Les pannes sont donc exclusivement logiques ou électroniques.
Même si elle ne nécessite pas de la salle blanche, la récupération de données sur un SSD nécessite de procéder au dessoudage des composants Flash puis de retrouver ensuite l’ordre d’entrelacement des 8 ou 16 puces, ce qui est bien tout aussi coûteux car très complexe !
De plus la récupération de données sur SSD est souvent le dernier souci des constructeurs et parfois il n’existe aucune solution pour décrypter l’accès aux données.
Enfin, si vous utilisez un SSD et un système d’exploitation supportant le TRIM, il faudra également être particulièrement attentif à la sauvegarde de vos données : en cas d’effacement accidentel de fichiers, car le fait d’avoir envoyé la commande TRIM les rend définitivement irrécupérables.


N’hésitez pas à nous contacter en cas de problème de récupération de données sur un SSD.

Tout savoir sur la fiabilité des disques

Backblaze spécialiste du stockage Cloud vient, comme chaque année, de publier son rapport de statistiques sur la fiabilité des marques de disques durs. Cette société exploite plus de 90.000 disques durs de 3 à 12 To et de différentes marques, soit l’un des plus gros volumes dans le monde. 

 

QUELLE MARQUE DE DISQUE DUR POUR PLUS DE FIABILITÉ

Cette année c’est Toshiba qui devient la marque de disques durs la plus fiable en baissant considérablement son taux de défaillance, passant de 3.06% à 0% ! Un petit bémol toutefois, car le nombre de disques testés est relativement faible, avec seulement 146. Il faut surtout retenir une amélioration de la tendance, plus que le chiffre de 0%. (il existe bien entendu des défaillances sur les disques Toshiba également)
HGST reste très fiable avec un taux de défaillance à 0.32% sur plus de 23000 disques testés.
Western Digital clôture ce classement avec près de 6% d’incidents.
A noter que d’année en année, les disques durs de HGST, Toshiba et Western Digital sont de plus en plus fiables ! Seule la marque Seagate enregistre une moins bonne année que 2016 avec +2.34% de taux de défaillance, se rapprochant ainsi de WD.
Actuellement, il ne subsiste que ces quatre fabricants dans le monde, les autres marques connues du grand public ne sont que des assembleurs. Pour votre information, vous retrouverez des disques HGST dans les disques durs de marque Hitachi ou une grande majorité de Touro. Maxtor et Samsung utilisent des Seagate. Pour les autres assembleurs cela peut varier en fonction des appels d’offres et des contrats négociés. Il est donc parfois difficile de savoir quelle marque se cache sous un modèle en particulier.

CYCLE DE VIE ET DE PANNE D’UN DISQUE DUR

Il faut savoir que la première année est décisive pour un disque dur, avec un taux d’échec annuel de 5,1% la première année. Cela correspond généralement à des problèmes directement liés à la fabrication. Aujourd’hui, aussi pointus soient-ils, les disques durs sont fabriqués en très grande série et il peut y avoir des défauts de fabrication malgré les nombreux contrôles qualité.  Si le disque dur passe cette première année, les deux années suivantes sont assez fiables avec un taux d’échec annuel de 1.4%.
A partir de la quatrième année, le taux d’échec annuel augmente chaque mois, correspondant à l’usure naturelle d’un disque. La durée de vie moyenne estimée est de 5 à 6 ans / 20.000h de fonctionnement. Ce chiffre est à pondérer, car cela dépend beaucoup de l’usage : un disque dur externe qui est déplacé régulièrement aura plus de risques de subir un choc ou une chute qu’un disque dur interne dans une tour de pc, et de ce fait, pas la même durée du vie. Pour obtenir un état de santé de votre disque, vous pouvez utiliser le logiciel gratuit Crystal Disk Info par exemple.

DES CHIFFRES A PONDERER TOUTEFOIS

Ces informations sont intéressantes dans le sens où elles nous permettent d’avoir des tendances de fiabilité par marque et par capacité. Cependant, l’usage spécifique qu’en fait Backblaze reste très particulier : disques utilisés dans des baies serveurs, avec un environnement très contrôlé, et un risque de chute/choc très faible. Le faible parc de disque Toshiba nous oblige à relativiser ces résultats (146 disques contre 67000 pour Seagate par exemple). D’autant plus qu’aujourd’hui, les constructeurs dédient des gammes entières à des usages précis : WD Red pour les NAS par exemple ou encore Seagate SkyHawk pour la vidéosurveillance. Dans la vie quotidienne, il en est tout autre. Il serait trop facile de réduire la perte de données à la fiabilité des disques. 

La récupération de données sur SSHD

LA RÉCUPÉRATION DE DONNÉES SUR SSHD

Notre laboratoire traite de plus en plus de cas de pertes de données sur SSHD. Avec leur technologie hybride complexe, ces supports nouvelle génération ont encore de beaux défis techniques à offrir à notre équipe. Alors, où en est-on de la récupération sur SSHD ? 

 

Les SSHD (Solid State Hybrid Drive) allient 2 technologies : celles des disques durs classiques (HDD) et celle des disques flash SSD. Leur principe est, globalement, d’ajouter de la mémoire flash à un disque dur classique afin d’accroitre la vitesse d’accès aux données. Pour faire simple, la mémoire flash sert de cache et permet de stocker les données les plus fréquemment utilisées afin qu’elles puissent être «appelées» plus facilement. Les disques SSHD intègrent donc un « logiciel » qui décide de ranger les données dans telle mémoire du disque. 

Alors que nous constatons une récurrence des pannes électroniques sur ces supports, la récupération de données sur SSHD reste complexe en raison de la «cohabitation» de 2 technologies qui demandent habituellement la mise en place de procédures techniques différentes. Notre laboratoire recherche donc et applique actuellement des solutions au cas par cas pour les pannes sur SSHD.

Toutefois, notre équipe a récemment traité avec succès un disque dur hybride Seagate F3 qui présentait, au diagnostic, de nombreux messages d’erreur (CRC du boot code de la carte flash, etc.). Ce succès a permis à notre service R&D d’identifier, de tester et de formaliser un mode opératoire fiable pour ces supports… Et bien entendu, de récupérer l’ensemble des données de notre client !

Nos conseils pour l’envoi de votre support en laboratoire

NOS CONSEILS POUR L'ENVOI DE VOTRE SUPPORT EN LABORATOIRE

Vous avez choisi de confier votre disque dur au laboratoire Recoveo et vous allez désormais procéder à son envoi. Afin d’optimiser la qualité de récupération de données et de réduire les risques d’aggravation de la panne, nous vous invitons à respecter ces quelques consignes pour nous faire parvenir votre support dans les meilleures conditions possibles.

Les disques durs sont des supports fragiles et extrêmement sensibles aux chocs, même minimes. Il convient donc avant tout de les manipuler avec beaucoup de précautions.

  • L’idéal est de glisser le disque dans un sac antistatique, si on en a un à sa disposition (il peut être fourni à l’achat d’un disque dur interne ou d’un composant électronique par exemple). On peut également emballer le support dans un matériau isolant et protecteur tel que papier bulle ou feuille de polystyrène…
  • Le placer dans un carton 2 fois plus grand que le disque afin que celui-ci ne puisse pas toucher les bords et combler le vide avec de la mousse, du papier bulle, du polystyrène ou tout autre matériau absorbant les chocs. Le disque doit être parfaitement calé et immobilisé : il est très important qu’il ne bouge pas à l’intérieur du carton. Attention : proscrire l’envoi en enveloppe matelassée qui n’offre pas de protection contre les chocs.
  • Si vous envoyez plusieurs disques, dans le cas d’un serveur en panne par exemple, emballez chaque disque séparément et veillez à les isoler les uns des autres.
  • Inscrivez la mention « FRAGILE » sur le carton.
  • Confiez votre colis à un transporteur apte à vous fournir un suivi d’envoi (avec numéro de tracking) : Colissimo (pour les envois non urgents) ou Chronopost; TNT, UPS, DHL, DPD…
  • Le bordereau d’envoi fourni par Recoveo comporte déjà le numéro de dossier. Mais vous pouvez également le rappeler ainsi que vos coordonnées sur un document glissé à l’intérieur du carton.
     

Un doute ? N’hésitez pas à nous contacter ! Votre chargé d’affaires est à votre disposition pour vous guider et répondre à vos interrogations.

Choisir son prestataire

CHOISIR SON PARTENAIRE

La récupération de données est un domaine d’expertise très pointu qui n’a pas beaucoup de tolérance à l’erreur. Les supports de stockage sont fragiles et on a généralement qu’une seule chance de bien faire. En effet, une prestation technique hasardeuse ou mal réalisée (par exemple, l’ouverture d’un disque dur hors salle blanche et sans équipement de protection peut entrainer une rayure fatale du plateau tandis que la surchauffe d’une puce mémoire d’un téléphone détruira l’intégralité des données) peut aggraver la panne initiale et compromettre les chances de succès en cas de prise en charge par un autre prestataire, suite à l’échec d’une première tentative.

Avant de confier son support à une société, il est donc primordial de s’assurer de sa crédibilité et de son savoir-faire technique, d’autant que les budgets en jeu ne sont pas négligeables et que les conséquences peuvent être très importantes. Comme beaucoup d’autres domaines, le marché de la récupération de données regorge de fausses promesses et de pratiques marketing trop zélées. C’est pourquoi il est important d’avoir en tête les critères et les points de vigilance à prendre en compte avant de faire son choix.

Ancienneté, expérience et réactivité : 3 garanties de fiabilité

En premier lieu, il est important de s’adresser à une entreprise reconnue sur le marché et bénéficiant de plusieurs années d’expérience. Les différentes typologies de cas traités et le volume de dossiers qu’elle prend en charge vous garantissent la mise en œuvre de process éprouvés, un réel savoir-faire technique mais aussi une capacité d’investissement conséquente donc du matériel fiable et reconnu. Les entreprises qui maitrisent leur sujet sont également capables de fournir des solutions sur mesure pour les cas les plus critiques ou atypiques. 

-> Avec 16 ans d’expérience, Recoveo s’impose comme l’un des leaders de la récupération de données en France. Notre société possède 2 laboratoires, munis de salles blanches ISO 5 classe 100 et traite plus de 3000 cas chaque année. Nous disposons d’une cellule Recherche & Développement et de matériel de renommée internationale. Pour faire face aux pertes de données les plus critiques, nous disposons d’une cellule d’urgence disponible 7j/7 et 24h/24 et proposons des services de récupération sur site, à distance…

Suivi commercial et proximité : l’importance du Made in France !

Alors que la perte de données est bien souvent critique, il est important que l’entreprise puisse être disponible et assurer un suivi à la fois commercial et technique fluide et global. Il existe de nombreux prestataires étrangers implantés en France qui procèdent à l’envoi de votre support dans un laboratoire situé dans un autre pays et/ou qui ont recours de façon importante à la sous-traitance, perdant ainsi la maitrise de la traçabilité de votre support et du suivi de votre dossier. De plus, une entreprise immatriculée à l’étranger n’offre pas les mêmes possibilités de recours commercial et juridique qu’une entité française.

-> Recoveo est une société 100% française qui ne fait appel à aucun sous-traitant externe, toutes nos unités sont implantées en France et l’ensemble de nos services est regroupé au sein de 2 pôles géographiques où vous serez pris en charge par un chargé d’affaires dédié. Celui-ci peut interagir facilement avec les équipes techniques pour vous assurer un suivi fiable et précis en temps réel. 

Transparence des prix et respect des délais

Certaines entreprises choisissent d’afficher des délais de traitement qui sont techniquement impossibles et/ou des prix d’appel très bas pour attirer les clients et s’imposer face à la concurrence. De nombreux clients reviennent vers nous après ce type d’expériences, après avoir fait face, par exemple, à des coûts annexes importants : pièces, frais de diagnostic… Pour éviter les mauvaises surprises, il est important que la société puisse s’engager de manière formelle sur le prix mais aussi sur le délai de la récupération. En effet, il arrive parfois que le changement de pièces mécaniques prenne beaucoup de temps, en raison de la non-disponibilité de celles-ci.

-> Chez Recoveo, le diagnostic est gratuit et le coût des pièces de rechange est inclus dans nos tarifs.  Nous disposons d’une grille tarifaire explicite et d’un stock de 30000 disques durs pour pièces qui nous permet d’effectuer les réparations dans un délai rapide. Nous vous fournissons, avec votre devis, la liste des fichiers récupérables et nous nous engageons à la fois sur une fourchette de prix maximale mais aussi sur un délai pour le renvoi de vos données. Nous tenons scrupuleusement à être honnêtes sur la faisabilité technique et sur les délais impartis à chacune des interventions.

Sécurité et confidentialité

Qu’il s’agisse de fichiers personnels ou de documents professionnels, les prestataires en récupération doivent pouvoir garantir à leurs clients un niveau optimal de sécurité et de protection des données. 

-> Recoveo dispose de locaux hautement sécurisés avec alarme et portes blindés, dont l’accès est soumis à authentification (badges et codes). Comme nous ne faisons appel à aucune sous-traitance, nous sommes en mesure de garantir une traçabilité absolue sur l’ensemble de nos process. Enfin, nos équipes sont habilitées à traiter des données sensibles et peuvent, si vos conditions de sécurité l’exigent, se déplacer dans vos locaux pour une récupération sur site.

Sécurité et confidentialité

Qu’il s’agisse de fichiers personnels ou de documents professionnels, les prestataires en récupération doivent pouvoir garantir à leurs clients un niveau optimal de sécurité et de protection des données. 

-> Recoveo dispose de locaux hautement sécurisés avec alarme et portes blindés, dont l’accès est soumis à authentification (badges et codes). Comme nous ne faisons appel à aucune sous-traitance, nous sommes en mesure de garantir une traçabilité absolue sur l’ensemble de nos process. Enfin, nos équipes sont habilitées à traiter des données sensibles et peuvent, si vos conditions de sécurité l’exigent, se déplacer dans vos locaux pour une récupération sur site.

Conseils pour éviter les pertes de données

CONSEILS POUR ÉVITER LES PERTES DE DONNÉES

FAITES DES SAUVEGARDES

Sauvegardez régulièrement vos données importantes sur un support sain. Il est préférable de sauvegarder un peu régulièrement que d’effectuer une grosse sauvegarde générale tous les 4 ans.  Préférez plusieurs disques de petite capacité (et plusieurs partitions dans la limite du raisonnable) à un seul de très grande et séparez les documents importants du reste des données.

 

PROTÉGEZ VOTRE INSTALLATION

Equipez-vous d’une alimentation de qualité (évitez les tours équipées d’alimentations « noname ») pour les machines contenant des données importantes ainsi que d’onduleurs ou de système de para-surtension pour protéger votre machine des chocs électriques. 

 

RENOUVELEZ VOTRE MATÉRIEL

Changez vos disques durs régulièrement, sans attendre qu’ils tombent en panne. Les disques SCSI sont plus résistants et performants mais également plus chers, à réserver aux machines dites « sensibles ».
Votre disque présente des symptômes de panne, n’attendez pas qu’il lâche pour réagir : essayez de sauvegarder, si cela s’avère difficile, contactez-nous au plus vite !

 

PRENEZ SOIN DE VOS SUPPORTS

Un disque dur a besoin d’espace pour travailler (notamment pour la défragmentation). Il est dangereux de créer de multiples partitions ou de remplir le disque dur au maximum. De même, un disque dur n’est pas destiné à subir des chocs et des manipulations excessives. Un simple choc, surtout  si le disque est en fonctionnement, peut endommager un disque dur définitivement. Attention donc aux disques durs externes et aux ordinateurs portables.

 

NOS CONSEILS PAR TYPE DE SUPPORT

  • CD ou DVD : n’utilisez pas de CD-RW ou DVD-RW, ne gravez pas à une vitesse trop haute, effectuez toujours la vérification intégrée au logiciel de gravure et une vérification manuelle.
  • Disque dur externe : attention aux disques durs externes qui sont fragiles. Il faut dans ce cas utiliser un support prévu à cet effet et ne pas s’en servir pour stocker d’autres données ou le laisser tourner en permanence. La sauvegarde peut s’effectuer presque automatiquement via des utilitaires de synchronisation (ex. Syncback).
  • Disque dur interne : Il est dans tous les cas préférable d’avoir au moins deux disques dans sa machine et d’avoir les données sensibles en double. Si vous le pouvez, vous pouvez monter un système en RAID 1 (mirroring). Attention, lors d’une surtension par exemple, il est fort probable que les deux disques tombent en panne. Une sauvegarde sur un support externe est toujours souhaitable.
  • Serveur : si vous disposez d’un espace sur le serveur de votre société, ne vous en privez pas ! Vous pouvez également conserver un double de votre travail sur votre disque dur local.
  • Autre : les sauvegardes sur bandes ou des solutions comme le Iomega Rev ne sont efficaces que si elle sont bien mises en place.

Que faire en cas de panne de RAID ?

Vous faites face à un crash serveur ? A une panne de système RAID ? Adoptez les bons gestes pour optimiser vos chances de récupération de données !

Parce qu’elles sont souvent préjudiciables pour l’activité d’une entreprise, qu’elles arrivent toujours au mauvais moment, qu’elles peuvent occasionner des préjudices financiers majeurs… Les pertes de données sur RAID engendrent, le plus souvent, des situations de panique, propices aux mauvaises décisions et aux mauvaises manipulations (exemple : tentative de reconstruction avec un disque ancien ou sur un disque en mauvais état).
Pourtant, les mauvaises manipulations sont très souvent IRREVERSIBLES. Sur les baies RAID reçues au laboratoire, la grande majorité des cas où une reconstruction ou une manipulation préalables ont été effectuées, n’ont pu être récupérés en totalité. Or, dans de nombreuses situations, la perte irréversible de milliers de fichiers causée par une mauvaise manipulation effectuée dans la panique est catastrophique pour la société ou l’organisme.

PANNE DE RAID : LES BONS GESTES

Nous vous conseillons de ne pas continuer l’écriture sur vos disques et de contacter un professionnel le plus rapidement possible. Nous disposons d’une cellule d’urgence dédiée aux entreprises et aux profgessionnels, capable de prendre en charge votre RAID 7j/24h.
– Si votre RAID émet un bruit mécanique inhabituel, l’éteindre immédiatement et consultez une société spécialisée afin de le réparer (ne surtout pas ouvrir les disques durs en dehors d’une salle blanche).
– Ne pas réinitialiser ou reconstruire le système RAID : cela risque d’entrainer une désynchronisation de un ou plusieurs disques)
– Ne pas défragmenter ou faire de reconstruction sur un disque en mauvais état.
– Cloner les disques avant d’apporter quelconques modifications sur le RAID.

LES PANNES DE RAID LES PLUS COURANTES :

  • Choc électrique ou mécanique sur un des disques
  • Panne d’un ou de plusieurs disques durs
  • Erreur ou perte de configuration RAID sur votre serveur
  • Volume RAID HS
  • Panne ou défaillance de la carte RAID
  • Arrêt brutal du serveur

Prise en charge des assurances

PERTE DE DONNÉES ? QUELLE PRISE EN CHARGE DES ASSUREURS ?

Faire face à un sinistre affectant son outil de travail est un moment critique pour l’entreprise, dont l’équilibre financier et l’existence peuvent être gravement compromis. Après un incendie ou une inondation par exemple, la durée de reprise d’activité peut parfois prendre plusieurs mois, avec une perte de chiffre d’affaires conséquente, voire irrémédiable.
C’est pourquoi la prise en charge de la perte de données est un enjeu vital pour votre société, qui doit être soutenue par une expertise technique apte à gérer l’urgence avec efficacité mais aussi par un accompagnement immédiat et adapté des assurances.

LA PERTE DE DONNÉES, UN RISQUE PROFESSIONNEL COUVERT PAR LES CONTRATS ?


Les prestations de récupération de données pour les entreprises sont généralement prises en charge dans le cadre de la garantie perte d’exploitation incluse dans le contrat Multirisque Professionnelle (70 à 80% des entreprises en bénéficient).

Cette garantie permet de surmonter les pertes de chiffre d’affaires engendrées par le sinistre et les coûts engagés pour maintenir ou rétablir l’activité. Cette indemnisation n’intervient que si la perte d’exploitation résulte d’un dommage matériel causé par un évènement accidentel ou imputable à un tiers : aléa climatique, incendie, explosion, dégâts des eaux, catastrophes naturelles, attentats, sabotage, bris de machines, vandalisme… Renseignez-vous auprès de votre assureur !

LA RÉCUPÉRATION DES DONNÉES POUR LES PARTICULIERS

En matière de perte de données informatiques, les contrats d’assurances des particuliers sont moins exhaustifs. S’il existe un tiers «responsable» identifié (exemple : un invité renverse une tasse de thé sur l’ordinateur portable de la maison qui tombe en panne), celui-ci pourra faire jouer sa propre garantie Responsabilité Civile incluse dans tous les contrats d’assurances multirisque habitation.

Si la perte de données résulte d’un sinistre (dégâts des eaux, incendie, dommage électrique) ou d’une catastrophe naturelle (inondation suite à tempête par exemple); contactez votre assureur pour connaitre l’ensemble des dommages et frais garantis par votre contrat.

  • Axa
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  • Swiss life
  • Gan
  • Pacifica