Microsoft Storage Space / Storage Space Direct (S2D)

Microsoft Storage Space / Storage Space Direct (S2D)

Dès 2016, avec la nouvelle version de Windows Server, Microsoft a innové en déployant une nouvelle technologie de stockage distribuée, Storage Spaces Direct. Cette nouveauté a permis la création de pools de stockage partagés sur plusieurs serveurs, dans cette tendance de l’hyperconvergence qui mutualise les ressources matérielles au service d’un système global. 

Le S2D permet d’améliorer considérablement certaines fonctionnalités comme la mise en cache, les niveaux de stockage, l’effacement,… en lien avec les évolutions matérielles même si le paramétrage de ce dernier est défini par logiciel (Software Defined Storage).  

La performance est ainsi démultipliée lorsque la mise en réseau RDMA (Remote Direct Memory Access) est active et le stockage réalisé sur des SSD ou NVME. L’environnement virtualisé s’en retrouve directement impacté.

Comment fonctionne le S2D ?

S2D crée des pools de stockage à partir de serveurs dans un cluster Windows Server. Il fonctionne de 2 à un maximum de 16 serveurs inclus dans un nœud S2D. La capacité maximale par pool de stockage est limitée à 1 peta octet (1024 To); tandis que chaque nœud est bridé à 100 To.  Les composants supportés sont les disques NVMe, les SSD SATA ou SAS, et les disques durs traditionnels. 

Lorsque vous activez S2D sur un cluster Windows Server, S2D analyse et découvre automatiquement le stockage éligible et vous permet de l’ajouter à un pool de stockage pour le cluster.

S2D crée également un cache de stockage intégré côté serveur pour maximiser les performances. Les disques les plus rapides sont utilisés pour la mise en cache, et les disques restants pour la capacité. 

Il est possible ensuite de créer des volumes à partir d’un pool de stockage contenant des machines virtuels (espace de stockage),puis de les gérer, de les partitionner et de les formater, de les ajouter au cluster ou de les convertir en volumes partagés de cluster (CSV).

S2D a été développé pour être utilisé avec des systèmes NTFS ou ReFS (Windows server 2012 R2 et plus récents).

Différents niveaux de tolérance aux pannes sont paramétrables pour un volume, afin de spécifier comment les disques virtuels sont répartis sur les disques physiques du pool, en utilisant SMB 3.0 : volume sans résilience, ou avec une résilience miroir ou paritaire. Ces formats s’approchent de systèmes type RAID1 ou RAID 5 / 6. 

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Fiabilité d'un serveur avec Storage Spaces Direct (S2D) ?

La perte de données sur serveur est toujours critique. Storage Spaces Direct offre avec la fonctionnalité « cluster de basculement » de Windows Server 2016 un moyen de protéger les données stockées contre les pannes matérielles. Si un disque dur ou un nœud entier subit une avarie, aucune donnée n’est potentiellement perdue et le système continue à tourner normalement. La plupart du temps, les utilisateurs ne s’aperçoivent de rien.

Dans un cluster ne contenant que deux nœuds, il se produit une mise en miroir double qui synchronise les données des deux nœuds, de sorte qu’un nœud ou un disque dur peut défaillir complètement sans endommager les données.

À partir de trois nœuds, il est conseillé de réaliser une mise en miroir triple. Dans ce cas de figure, l’un des trois nœuds peut tomber en panne et plusieurs disques durs peuvent bloquer les accès. Cependant, à aucun instant il ne doit y avoir plus de la moitié des lecteurs de données touchés, sous peine de compromettre l’intégrité des données. Cela n’est pas valable pour une panne de disque dur ou de système d’exploitation, qui s’assimile à une panne de serveur. Récemment, nous en avons d’ailleurs eu la preuve avec un pool serveur de 147 NVME en panne à cause de la défaillance de 6 SSD, malgré une mise en miroir double. 

Récupération de données sur Microsoft Storage Space

Il s’agit d’une opération complexe par son fonctionnement. En effet, le Storage Space vient ajouter une couche supplémentaire dans l’intervention technique.


Si on prends l’exemple de la récupération sur serveur, nos experts travaillent en tout premier lieu sur la reconstruction du RAID, puis du système, éventuellement des machines virtuelles avant de pouvoir accéder aux données. Le storage space rajoute une étape supplémentaire entre la partie hardware et le système en lui-même. Cette strate supplémentaire complique grandement la récupération de données car la liaison entre les données et leur emplacement physique est très mince et fragile. Elle peut facilement avoir été endommagée par une reconstruction ou lors de manipulations.

Mettre en place un S2D sur Windows Server, compliqué ?

La mise en place de Storage Spaces Direct n’est pas très complexe mais elle requiert un minimum de prérequis technologiques pour être performante. 

Pour commencer, chaque serveur composant le S2D doit être équipé de cartes 10Gigabit Ethernet pouvant traiter les protocoles RDMA : iWARP (Internet Wide Area RDMA Protocol) & RoCE (RDMA Over Converged Ethernet)

Ensuite, il est recommandé d’utiliser des SSD SATA ou NVMe, au minimum pour le cache. L’idéal étant toutefois d’être en configuration serveur composé à 100% de supports flash. 

Pour les disques cache, nous vous invitons à favoriser des versions capables de supporter plusieurs réécritures complètes par jour. Les mémoires SLC sont ainsi les plus indiquées pour ce type d’usage avec une tolérance de plusieurs milliers d’écritures. Les recommandations Microsoft sont également d’avoir au minimum 4Gb de mémoire cache par tera de stockage pour la gestion des métadonnées, et de 10% de la capacité totale pour chaque nœud.

Règle d’or qui se justifie encore plus lors de la mise en production de systèmes importants, et 100% hébergés sur du support flash : ne composez votre infrastructure de SSD ayant la même durée de vie, sous peine de les voir “tomber” extrêmement rapidement en panne ensemble, avant que vous n’ayez pu intervenir. Même si cela permet d’avoir un stockage homogène, le risque de défaillance rapide est accru.

En résumé

Le système S2D – Microsoft Storage Space apporte de nombreux avantages mais n’est pas infaillible comme notre expérience le prouve. Il permet certes d’avoir une excellente évolutivité, en facilitant l’ajout de serveurs et de composants ; de sécuriser les données avec un taux de réplication variable (miroir, triple, etc.) ou encore de s’intégrer facilement avec les environnements Microsoft comme ReFS, les serveurs SQL ou les virtualisations Hyper-V.

Mais, il reste fragile car il repose souvent sur la technologie flash qui ne prévient pas vraiment de défaillances proches. La surcouche des clusters partagés apporte également une complexité plus importante en cas de problèmes. Elle alourdit la recherche de paramètres, et opacifie les liaisons software/hardware, qui rende la récupération des données plus fastidieuse.

Récupération express en moins de 24H !

Récupération de données en moins de 12H !

Retour sur un cas traité en extrême urgence avec un résultat en moins de 12h et une reprise d’activité en moins de 48h ! 

Contexte de la perte de données

Une TPE d’une vingtaine de salariés nous contacte le 12 septembre au matin pour un problème d’accès à ses données. Des documents comptables, ainsi que commandes fournisseurs et devis clients sont inaccessibles. Il s’agirait d’un RAID 5 avec 4 disques durs Western Digital 4Tb dans un NAS Synology DS918+. L’un des premiers disques est tombé en panne le lundi 15 août. Il n’a pas été changé immédiatement et a fonctionné en mode dégradé jusqu’au weekend du 10 septembre, au cours duquel un second disque est devenu défaillant. Les données à récupérer sont essentiellement des documents bureautiques (Excel, Word,…), des fichiers .mae issus du logiciel Sage et des archives mails (.pst) 

Mobilisation des équipes techniques en urgence

Nous mobilisons immédiatement notre cellule d’urgence dès le lundi matin. L’enlèvement du colis est effectué à 13h, après acceptation du traitement en urgence par notre client. Notre équipe technique se tient prête, et réceptionne le serveur à 17h, après 4h de transport à travers la France pour rejoindre notre laboratoire de Roanne.

Recherche des paramètres et configuration système

Les clones bas niveaux des 4 disques sont réalisés. Des erreurs sont bien détectées sur les disques 3 et 4. Cependant la configuration indiquée par le client ne semble pas être la bonne ! En effet, le disque 1 semble ne pas faire partie d’un RAID5. Au fil du diagnostic, nous affinons la structure de ce serveur : Le disque 1 contient des données, mais ne fait partie d’aucune grappe RAID éventuelle. Le disque 2 est vierge. Les disques 3 & 4 sont en miroir (RAID1). Ce sont malheureusement ceux qui contiennent les erreurs. 

Résultat et récupération en moins de 12h !

Nous procédons donc à l’analyse du système NTFS après réparation des problèmes de corruptions des métadonnées

A l’issue de l’extraction réalisée dans la nuit, nous réussissons à récupérer les priorités clients, ainsi qu’un total de près de 350 000 fichiers. Nous préparons le retour, qui s’effectuera très rapidement dans la matinée du 13 septembre, juste après la vérification du client sur la qualité de la récupération. La reprise d’activité se fera quelques heures après la réception, soit moins de 48h après l’incident. La récupération des données aura été réalisée en moins de 12h !   

Nos équipes ont encore une fois prouvé leur capacité à être plus que réactive et à performer dans l’urgence. Si vous rencontrez un besoin similaire, n’hésitez pas à nous contacter

240 Tb récupérés, un nouveau record pour nos experts !

240 TB récupérés ?
Nouveau record pour nos experts !

Une société d’architecture du Sud de la France vient de perdre l’accès à son système d’information ce 15 juillet. Il s’agit d’une PME basée à Marseille de plus de 100 personnes. Ils souhaitent retrouver en priorité des machines virtuelles, leurs sauvegardes, ainsi que des fichiers d’Archicad notamment. 

L’infrastructure touchée est composée d’une dizaine de serveurs Dell PowerEdge R730xd pour un volume record de plus de 240Tb ! Elle est particulièrement complexe dans sa composition, car elle est basée en plus sur la technologie S2D, autrement appelée Microsoft Storage Space. Cette dernière permet de regrouper plusieurs serveurs en clusters partagés. Nous avons réalisé un article technique dédié, que vous pouvez retrouver sur ce lien. Ici, nous retrouvons plusieurs pools de stockage, répartis sur une centaine de SSD de 8Tb.

Afin de gagner du temps, nos experts ont travaillé sur une seule grappe contenant les fichiers prioritaires de notre client. Cette dernière contenait 3 pools de stockage, dont celui de sauvegarde, enregistrés sur une trentaine de SSD au format nvme, représentant un volume de données total d’environ 100Tb. Les machines virtuelles sont des Hyper-V stockées sur un système Windows Server en ReFS.

SSD en panne : métadonnées corrompues ?

La problématique : 4 SSD sont en panne et bloquent le démarrage serveur. Ils contiennent les données et leur sauvegarde virtuelle. Suite à une mise à jour des drivers, une perte des indexs a engendré ce blocage. Il s’agit d’un cas récurrent de corruption des métadonnées des SSD pour lequel nos experts ont l’habitude d’intervenir. Cependant l’environnement S2D ajoute une surcouche de complexité particulière à ce dossier.

Les données étant dans un pool de stockage important, nous avons confié la responsabilité du clonage des supports au client. Nous leur avons fourni la procédure afin de réaliser des clones bas niveau de chaque nvme, ainsi que les 30 disques de destination. Grâce aux logs, nous avons pu vérifier et confirmer le bon fonctionnement de l’opération.

Diagnostic des SSD

Nous ne travaillerons que sur ces derniers. Dès réception le 28 juillet, nos experts corroborent le premier diagnostic client qui indiquait 4 SSD défaillants mais se rendent vite compte qu’un cinquième comporte également des métadonnées corrompues. 

Les disques sont ensuite montés dans notre baie d’accueil pouvant contenir plus de 120 éléments. Nous pouvons désormais travailler sur l’assemblage et la reconstruction du système S2D / ReFS. Très rapidement, nous parvenons à comprendre la plus grosse problématique : il existe plusieurs versions des métadonnées, dont certaines avec des conflits d’information. Par exemple, des adressages de fichiers qui désignent un même emplacement sur le pool de stockage.

Développement sur mesure et récupération de données totale !

Nos experts développent donc un outil sur mesure pour tester l’ensemble des métadonnées retrouvées, et vérifier la cohérence de ces dernières plus rapidement. Nous avons ainsi détecté le 5 août, une vingtaine de versions de métadonnées potentielles.

Il a ensuite été nécessaire de débloquer manuellement les conflits identifiés pour rétablir les accès au pool de stockage. Après plusieurs heures de travail et de nombreux tests de configuration, nous parvenons enfin à accéder à une arborescence complète le 6 août.

Nous procédons enfin à un scan complet avec les paramètres systèmes obtenus. Après quelques jours d’analyse et de vérification d’intégrité, nous obtenons un résultat exceptionnel avec plus de 90% des données récupérées fonctionnelles. Au total, les chiffres donnent le vertige et ce ne sont pas moins de 92,3Tb qui auront été retrouvés et plus de 10 millions de fichiers sauvés. (Archicad, bureautique, etc.)

S2D-microsoft-storage-space

Retour et reprise d'activité

Nous effectuons un transfert des données récupérées sur notre NAS de prêt, exceptionnellement équipé avec des disques de grande capacité, afin de supporter l’ensemble des données clients. Le retour se fait par transporteur dédié à nouveau, en ce 10 août. Ce cabinet d’architecture a ainsi pu reprendre son activité très rapidement, malgré cet incident impactant ses données importantes.

QNAP – Ransomware Deadbolt

QNAP – Encore une attaque Deadbolt ?

Qnap Systems, Inc. a publié un avis de sécurité concernant la
campagne de ransomware DeadBolt, qui semble cibler les périphériques NAS
Qnap utilisant Photo Station et connecté à Internet. Nous vous
recommandons de suivre les indications fournies par le constructeur et
indiquées ci-dessous. Si vous avez perdu des données suite à cette
attaque, notre équipe peut vous accompagner pour la récupération de ces
dernières. Nous recevons d’ailleurs nos premiers cas suite à cet
incident.


Nous contacter

Date de publication : 3 septembre 2022
ID de sécurité : QSA-22-24
Gravité : Critique

Résumé
La société a détecté une nouvelle campagne de ransomware DeadBolt le matin du 3 septembre 2022 (GMT+8). La campagne semble cibler les périphériques NAS Qnap fonctionnant avec Photo Station et exposés à Internet.

La société a déjà corrigé la vulnérabilité dans les versions suivantes :

QTS 5.0.1 : Photo Station 6.1.2 et versions ultérieures

QTS 5.0.0/4.5.x : Photo Station 6.0.22 et ultérieures

QTS 4.3.6 : Photo Station 5.7.18 et ultérieur

QTS 4.3.3 : Photo Station 5.4.15 et versions ultérieures

QTS 4.2.6 : Photo Station 5.2.14 et versions ultérieures

Recommandation
Pour protéger votre NAS contre le ransomware DeadBolt, la société recommande fortement de sécuriser les périphériques NAS et les routeurs Qnap en suivant les instructions suivantes :

  • Désactivez la fonction de transfert de port sur le routeur.
  • Configurez myQNAPcloud sur le NAS pour permettre un accès à distance sécurisé et empêcher l’exposition à Internet.
  • Mettez à jour le micrologiciel du NAS avec la dernière version.
  • Mettez à jour toutes les applications sur le NAS dans leur dernière version.
  • Appliquez des mots de passe forts pour tous les comptes utilisateurs sur le NAS.
  • Prenez des instantanés et effectuez des sauvegardes régulières pour protéger vos données.

Configuration de myQNAPcloud sur le NAS

  • Connectez-vous à QTS en tant qu’administrateur.
  • Ouvrez myQNAPcloud.
  • Désactiver le transfert de port UPnP.
    • Allez sur Auto Router Configuration.
    • Désélectionnez « Activer la redirection de port UPnP ».
  • Activez le DDNS.
    • Accédez à My DDNS.
    • Cliquez sur le bouton à bascule pour activer My DDNS.
  • Ne publiez pas vos services NAS.
    • Allez dans Services publiés.
    • Désélectionnez tous les éléments sous Publier.
    • Cliquez sur Appliquer.
  • Configurez myQNAPcloud Link pour permettre un accès à distance sécurisé à votre NAS via un SmartURL.
    • Allez sur myQNAPcloud Link.
    • Cliquez sur Installer pour installer myQNAPcloud Link sur votre NAS.
    • Cliquez sur le bouton à bascule pour activer myQNAPcloud Link.
  • Limitez les utilisateurs qui peuvent accéder à distance à votre NAS via le SmartURL.
    • Allez dans Contrôle d’accès.
    • A côté de Contrôles d’accès aux périphériques, sélectionnez Privé ou Personnalisé.
    • Remarque : La sélection de Privé permet uniquement à l’ID QNAP connecté à myQNAPcloud d’accéder au NAS via la SmartURL. La sélection de Personnalisé vous permet d’inviter d’autres comptes ID QNAP à accéder à l’appareil via la SmartURL.
    • Si vous avez sélectionné Personnalisé, cliquez sur Ajouter et spécifiez un ID QNAP pour inviter l’utilisateur.
  • Obtenez le SmartURL en allant dans Vue d’ensemble.

Pour des questions sur l’utilisation de myQNAPcloud, visitez cette page Web

Mise à jour de QTS

  • Connectez-vous à QTS en tant qu’administrateur.
  • Allez dans Panneau de configuration > Système > Mise à jour du micrologiciel.
  • Sous Mise à jour en direct, cliquez sur Vérifier la mise à jour.
    QTS télécharge et installe la dernière mise à jour disponible.
    Conseil : Vous pouvez également télécharger la mise à jour depuis le site Web de QNAP. Allez dans Support > Centre de téléchargement, puis effectuez une mise à jour manuelle pour votre appareil spécifique.

Mise à jour de toutes les applications

  • Connectez-vous à QTS en tant qu’administrateur.
  • Ouvrez App Center.
  • Localisez Installer les mises à jour dans le coin supérieur droit de la fenêtre.
  • Cliquez sur Tout.
    Un message de confirmation apparaît.
  • Cliquez sur OK.
    QTS installe les dernières versions de toutes les applications.

Mise à jour de Photo Station

  • Connectez-vous à QTS en tant qu’administrateur.
  • Ouvrez l’App Center, puis cliquez sur la loupe. Une boîte de recherche apparaît.
  • Entrez ‘Photo Station’.
    Photo Station apparaît dans les résultats de la recherche.
  • Cliquez sur Mettre à jour.
    Un message de confirmation apparaît.
    Note : Le bouton Mettre à jour n’est pas disponible si votre version est déjà à jour.
  • Cliquez sur OK.
    L’application est mise à jour.


Demande d’informations

Salle blanche

Ouvrir un disque dur : uniquement en salle blanche

Qu'est-ce qu'une salle blanche ?

Une salle propre ou salle blanche est un espace clos dans lequel on contrôle et maîtrise la concentration des particules en suspension dans l’air via un flux laminaire de façon à minimiser la production et la rétention des particules à l’intérieur de la pièce.

L’avancée technologique a obligé les acteurs de la micro-électronique à travailler en salle propre, du fait d’une finesse de gravure de plus en plus réduite.

Une salle propre est un avantage significatif car elle permet de maximiser les chances de réussite d’une intervention sur un disque dur. Cependant elle présente aussi un coût financier (matériel spécifique, entretien…) et en terme de temps de travail (une intervention en salle blanche est en moyenne 6 fois plus longue que si l’opération était effectuée hors salle blanche).

Classification et apports d'une salle blanche

Nous sommes équipés d’une salle propre ISO 5 classe 100 qui permet d’avoir une concentration maximale de moins de 100 particules de 0,3µm par pied³ (environ 28 litres). 
A titre de comparaison, les particules inférieures à 50 µm sont invisibles à l’oeil nu et une personne immobile et sans tenue adaptée émet 100 000 particules. Ainsi, vos disques sont réparés dans les meilleures conditions et la récupération de données est optimale. 

La figure ci-dessous démontre l’importance de l’utilisation d’une salle blanche pour la réparation des disques durs : la moindre particule sur le plateau peut entraîner un « Head-Crash » (les têtes entrent en contact avec le plateau et l’endommagent)








Notre salle blanche est auditée par un organisme indépendant.

Le certificat remis nous permet de valider notre outil de travail.

Comment réparer un disque dur ?

Issu d’une technologie complexe, le disque dur est un support fragile qui ne montre aucune tolérance face aux mauvais gestes techniques. Lors d’une panne, de nombreux clients sont tentés de démonter le disque dur pour constater les dégâts ou remplacer eux-mêmes des pièces (en échangeant par exemple les plateaux).  Or, c’est une très mauvaise idée qui risque de compromettre gravement les chances de récupération. L’ouverture d’un disque dur à l’air ambiant entraine des traces de doigts (contamination visible) et le dépôt systématique de particules de poussières (contamination invisible) sur les plateaux du disque.  Il faut aussi se poser la question de l’utilité de la manœuvre : pourquoi ouvrir un disque lorsqu’on ne dispose pas du matériel nécessaire pour réaliser des réparations électroniques aussi minutieuses ?

La contamination par la poussière est susceptible d’engendrer un head crash, c’est-à-dire une chute des têtes de lecture sur les plateaux et/ou un phénomène de disque rayé. De nombreuses zones du disque deviennent donc illisibles avec une corruption de fichiers qui rend la récupération de données très médiocre ou même impossible. Cette intervention nécessite donc d’être effectuée dans un environnement stérile,  de porter un équipement (lunettes, charlotte, gants…) mais également de disposer de process techniques et de matériel bien spécifique.

Bien qu’on confonde souvent les deux, la réparation et la récupération sur disque dur sont deux notions bien distinctes : la réparation consiste en une intervention physique «mécanique» sur le disque tandis que la récupération est une opération d’extraction des données qui y sont stockées.

S’ils font face à une panne mécanique, les laboratoires de récupération de données comme Recoveo passent par une phase de réparation (changement de têtes de lecture, par exemple) avant de pouvoir accéder aux données. Dans tous les cas, il faut savoir que les disques durs ne sont plus utilisables par la suite et que les données doivent être copiées sur un nouveau support. 

Parce qu’elle est complexe et qu’elle entraine le plus souvent une aggravation de la panne, nous déconseillons de réaliser une réparation de disque dur par soi-même. Toutefois, vous êtes bricoleur; vos données ne sont pas importantes et vous êtes prêt à les perdre définitivement, vous pouvez éventuellement essayer d’intervenir par vous-même.

Le processus

  • Un client dont le disque dur claque achète un disque de même marque chez son revendeur informatique et échange les 3 plateaux du disque dans le nouveau. 
    Résultat —) plateaux endommagés, données irrécupérables, 2 disques durs HS et plus de garantie.
  •  A l’ouverture en salle blanche, nous constatons que le client a voulu faire tourner les plateaux avec ses doigts : multiples traces de doigts et poussières visibles à l’oeil nu. 
    Résultat —) plateaux souillés, données irrécupérables.
  •  Le client met son disque dur au congélateur pendant une semaine après avoir lu sur Internet que cette opération ressuscitait les disques durs. 
    Résultat —) carte contrôleur endommagée par la condensation.
  •  Un client ouvre son disque dur et imbibe le moteur d’huile lubrifiante ! 
    Résultat —) plateaux souillés, données irrécupérables.
  •  Un client ouvre son disque dur et le laisse 15 minutes en fonctionnement à l’air libre. Il repose le capot sans le visser et laisse le disque dans son garage pendant plus d’un mois (voyage à l’étranger).
    Résultat —) plateaux contaminés par la poussière, données irrécupérables.

Conscients du risque d’une ouverture hors salle blanche, certains clients prennent de multiples précautions, souvent inutiles. Ex : un client pense que les têtes de lectures du disque sont endommagées. Il ouvre donc son disque dur sous un cubiténaire, opération inutile car le principe d’une salle blanche est le flux laminaire, c’est-à-dire un flux d’air filtré et dirigé pour éviter la rétention des particules dans l’air, ce qui n’est pas le cas d’un cubiténaire. Finalement, il se rend vite compte de l’inutilité de l’opération (ouvrir pour voir ??) et de la fragilité du mécanisme. Il referme alors le disque dur.

La récupération de données est de qualité très médiocre (partialité et fichiers corrompus) car les plateaux ont été contaminés par des particules de poussière qui rendent certaines zones illisibles. Attention à la contamination visible des plateaux (petites particules, traces de doigts) et à la contamination invisible.

Nous comprenons votre curiosité. C’est pourquoi nous vous conseillons d’ouvrir un vieux disque avant d’ouvrir le disque dur contenant des données importantes.

Vous comprendrez vite qu’il est inutile de prendre des risques pour vos précieuses données.

 

Les plateaux d'un disque dur

Les têtes d'un disque dur

Claquement des têtes de lecture

Claquement ou "clac-clac" des têtes de lectures

Le « claquement » des têtes de lecture est une panne informatique qui survient lorsqu’une zone d’un disque dur ne peut pas être lue et que les têtes sont obligées de revenir au même point, produisant au passage un bruit caractéristique et répété. Loin d’être anodin, ce type de problème mécanique peut causer des pertes de données importantes, et nécessite une intervention rapide. Il est conseillé d’éteindre aussitôt l’ordinateur et de le mettre à l’abri d’un nouveau choc.

Ce phénomène peut avoir plusieurs origines, le claquement de tête survenant notamment lorsque le circuit intégré du disque dur (le PCB) est endommagé, lorsque les têtes de lecture/écriture ne fonctionnent plus ou en cas de corruption ou de rayures présentes sur une partie du disque dur. Dans chaque cas de figure, une récupération partielle ou totale des données est possible, à condition d’être effectuée par un laboratoire expérimenté dans un environnement approprié et avec des outils adaptés.

  • Dans le premier cas, la récupération de données passe par un changement du PCB par un modèle identique puis une reprogrammation du Firmware.
  • Dans le second cas, il convient de changer le bloc de têtes de lecture, ce qui nécessite un passage obligatoire en salle blanche pour éviter la contamination du disque par les poussières.
  • Dans le troisième cas, il est souvent nécessaire d’effectuer un changement de PCB et du bloc de têtes de lecture afin de pouvoir lire et récupérer les données qui sont présentes sur les parties non rayées (et donc lisibles) du disque dur.

Disques dur qui claque ? Astuces

Un disque dur qui claque, des grincements ou toutes autres bruits provenant de votre disque dur pourrait indiquer que celui-ci est en fin de vie.

C’est surement vos têtes de lectures qui sont HS. Il y a des chances pour que votre disque dur ne soit plus reconnu pas votre ordinateur incessamment sous peu. (si ce n’est pas déjà le cas)

En général, les disques durs sont quasiment silencieux, mais il peut arriver qu’ils émettent certains bruits comme des cliquetis un peu sourd quand ils allument ou quand on les éteint, ce qui est tout à fait normal la plupart du temps. Comme le bruit du Modem de l’époque, mais je parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.

Par contre, si vous commencez à entendre des bruits occasionnels ou des bruits que vous n’avez jamais entendus auparavant – comme des grincements, des vibrations ou des sortent de cris de chats un peu stridents, bref, des trucs par normaux – votre disque dur est peut-être défaillant ou malade.

Si vous voulez en savoir un peu plus sur les bruits anormaux, vous pouvez visiter le site Datacent (attention il est complètement en anglais) mais il propose quelques exemples de sons de disques durs défaillants qui pourraient ressembler à ce que vous entendez.

Les étapes ci-dessous vous aideront à comprendre si c’est vraiment votre disque dur qui est en cause et, si c’est bien lui le fautif, ce que vous allez devoir faire avant que toutes vos précieuses données ne disparaissent pour de bon, que ce soit vos photos de vacances ou vos vidéos secrètes, je sais que vous n’avez envie de rien perdre.

Que faire lorsque votre disque dur fait du bruit

S’assurer de la provenance du bruit

Il va falloir vous assurer que les bruits proviennent bien du disque dur et pas d’un autre matériel. Par exemple, si vous débranchez le câble d’alimentation et SATA du disque dur mais que vous entendez toujours le bruit lorsque vous démarrez l’ordinateur, il va falloir se poser des questions, et les bonnes, car le disque dur n’est à priori pas la source des bruits, sauf s’il est possédé.

Essayez donc différents scénarios pour vous assurer de la source du bruit. Si le bruit revient uniquement lorsque vous branchez le disque dur, vous avez la réponse

Utiliser un logiciel de diagnostic

Si vous êtes certain que le disque dur lui-même est défectueux, exécutez un logiciel gratuit de diagnostic du disque dur, si vous n’en avez pas un d’installé sur votre ordinateur, ça se trouve rapidement avec Google, n’ayez crainte.

Lorsque vous exécutez un logiciel de diagnostic, il est préférable de fermer tous les autres programmes et de débrancher tous les autres lecteurs ou périphériques que vous ne testez pas, comme ça on est sûr que les résultats ne sont pas faussés et qu’il y a pas eu d’interférence.

Au mieux, le logiciel de diagnostic ne marquera que les zones défaillantes du disque dur comme “mauvaises” et empêchera l’ordinateur de les utiliser à l’avenir. Il ne réparera pas vraiment un disque dur qui est physiquement, ce n’est donc pas la meilleure solution sur le long terme. C’est un peu comme si vous faire le ménage et mettre toutes les poussières sous le paillasson quoi.

Effectuer des sauvegardes (notamment dans le cloud)

Si les corrections apportées par le logiciel de diagnostic ne réparent pas le problème du bruit du disque dur, je vous conseille de faire très rapidement une sauvegarde et de remplacer votre disque dur.

D’ailleurs même si le logiciel de diagnostic a parmis de corriger les différents bruits, je vous conseille également de faire une sauvegarde car il y a quand même des risques que les bruits reprennent et qu’il tombe en panne sans crier gare jusqu’au point même de devenir complètement inutilisable.

Vous l’aurez compris, quand un disque dur commence à faire des bruits bizarre, la solution à préconiser sur le long terme consiste à effectuer une sauvegarde de vos données et à remplacer le disque dur.

Cependant, dans les rares cas où un disque dur est bruyant uniquement lorsque vous accédez à certaines données sur votre disque, il se peut que ce soient les secteurs spécifiques qui soient en panne – un problème que certains logiciels de diagnostic peuvent réparer.

Allons un peu plus loin sur le dépannage du bruit du disque dur (si vous voulez bien hein)

Comme il n’y a pas de bon moyen de réparer un disque dur défaillant, il va être très important de protéger vos données en effectuant des sauvegardes régulières. Avec une sauvegarde journalière, la récupération d’un disque dur défaillant est aussi simple que l’installation d’un nouveau disque et la restauration de vos données.

La meilleure façon de sauvegarder vos données est de recourir à un service de sauvegarde en ligne, car vos fichiers sont conservés dans un cloud et sont moins susceptibles d’être perdus ou détruites. Enfin après si c’est un cloud nul vous êtes jamais à l’abri mais bon, Google ou Dropbox ont quand même déjà fait leur preuve si vous voulez mon avis.

Si vous n’avez pas confiance dans les clouds (ce qui peut arriver, je ne juge pas), il existe aussi une méthode plus rapide qui consiste à utiliser un programme de sauvegarde gratuit (genre Saft Backup ou Backupchain). Certains de ces programmes peuvent même cloner les fichiers du disque dur défaillant et les placer sur un nouveau disque dur fonctionnel, bref, ça peut toujours être utile quand on a des données importantes.

Acheter un SSD

Les disques durs semi-conducteurs (SSD) n’ont pas de pièces mobiles comme un disque dur mécanique, vous n’entendrez donc pas un disque dur SSD défaillant comme vous pourriez l’entendre avec un disque dur qui tourne (mécanique quoi).

En plus d’être silencieux ces disque dur sont plus rapides qu’un disque physique classique. Sans parler des SSD m.2 qui mangent les deux en termes de vitesse.

Défragmenter le disque

Pour les disques durs mécaniques, et uniquement mécaniques, j’insiste bien là-dessus :

Sachez qu’un disque dur fragmenté produit de plus en plus de bruit. Du coup en le défragmentant, vous devriez observer une nette amélioration au niveau du bruit, il existe plein de logiciels gratuits pour prolonger la durée de vie de votre disque dur qui font aussi défragmentation.
S’ils sont très bruyants, ça ne va pas forcément résoudre le problème, mais au moins, vous aurez essayé. Et surtout, n’essayez pas de défragmenter un disque dur SSD, ça risquerait de plus l’abîmer qu’autre chose, car il se défragmente déjà en continu lorsque vous l’utilisez.

Bien que cela ne soit pas courant, il est possible qu’un bruit de disque dur soit dû à un pilote de périphérique défectueux. Pour ça, allez sur touslesdrivers et laissez opérer la magie, avec un peu de chance ça aura résolu votre problème.

S’ils sont très bruyants, ça ne va pas forcément résoudre le problème, mais au moins, vous aurez essayé. Et surtout n’essayez pas de défragmenter un disque dur SSD, ça risquerait de plus l’abîmer qu’autre chose, car il se défragmente déjà en continu lorsque vous l’utilisez.

 

Quel type de panne pour un disque dur externe ?

Plusieurs situations peuvent conduire à la réparation et la récupération de fichiers sur un support endommagé. Qu’il soit interne ou externe, le disque dur est doté de parties mécaniques. Ces dernières sont très sensibles à de nombreux facteurs : vibrations, chutes, inondation, variations de température, etc.

Lorsqu’on parle de pannes de ce type de support, l’on peut les classifier en trois types : la panne logique, la panne électronique et la panne mécanique.

La panne logique

La panne logique est la moins grave de toutes les pannes de disque dur externe. Le système de stockage fonctionne généralement de manière normale, mais vous n’arrivez pas à accéder à vos données.

Cette panne est habituellement causée par la présence de virus dans le logiciel, un formatage accidentel excessif, des logiciels malveillants, un partitionnement, une suppression inopinée des fichiers, etc.

La panne électronique

Dans le cas d’une panne électronique, le disque est inerte et n’émet aucun bruit.  Cette panne est fréquemment causée par une tension électrique anormalement élevée ou par la défaillance d’un composant électronique.

Son d’un disque dur fonctionnel :

 

La panne mécanique (traitement en salle blanche)

En ce qui concerne la panne mécanique d’un disque dur interne, elle survient lorsque le support est soumis à :

  • des chocs
  • des chutes
  • de fortes variations de température
  • l’usure
  • l’inondation ou l’incendie, etc.

Voici les sons symptomatiques de la panne mécanique :

Têtes défectueuses

Taux de réussite de 70%

Sons du plus courant au moins courant

 

Il se manifeste par des claquements (aller-retour du bras de la tête de lecture) ou des bips.

 

Tetes ne répondent pas

Taux de réussite de 60%

Il n’y a pas de déplacement des têtes et le moteur s’arrête (Western digital).

Moteur coincé

Taux de réussite de 90%

Un bourdonnement ou un claquement provenant de votre disque dur peut indiquer un moteur de broche bloqué ou endommagé.

Plateau rayé

Taux de réussite de 30%

Ce sifflement aigu signale généralement des rayures sur le(s) plateau(x) du disque qui empêchent les têtes de lecture/écriture de traiter les données stockées.

Plateau brisé

Taux de réussite de 0%

Le plateau de verre à éclater en morceaux. Dans ce cas, toutes les fonctionnalités mécaniques de l’appareil sont endommagées.

Fiabilité des disques SSD

Aucun support n’est infaillible ! Cependant certains permettent plus facilement la récupération des données en cas de perte. Actuellement les SSD ont un bel avenir et commencent petit à petit à remplacer les disques durs dans certains ordinateurs portables, mais qu’en est-il de la fiabilité et de la récupération sur ce type de support ?
 

Fiabilité des SSD

Les mémoires flash NAND peuvent supporter un nombre limité d’opérations d’écriture, selon les fabricants entre 150 et 1200 cycles d’écriture avant expiration de la garantie. Cependant certaines conditions d’utilisation et certains types de charge peuvent porter les disques SSD bien plus loin que leur endurance déclarée.
 
Pourtant certains utilisateurs voient leurs disques SSD échouer pendant la période de garantie après 20 ou 30 réécritures… Mais si vous remplacez votre ordinateur tous les 3 ans, comme le font la plupart des utilisateurs, vous n’avez probablement pas à vous soucier de savoir si votre disque SSD durera aussi longtemps que votre ordinateur.

Les disques SSD sont conçus pour supporter plusieurs écrasements de sa capacité totale. Les fabricants garantissent leurs lecteurs pour des centaines voire des milliers de remplacements complets. Le paramètre TBE (Total Bytes Written) augmente à chaque génération. Pourtant, plusieurs disques SSD échouent considérablement plus tôt que prévu. Nous avons constaté que les disques SSD échouaient avec jusqu’à 99% de leur durée de vie nominale restante, avec des attributs SMART propres.
Les disques SSD remappent activement les adresses des blocs logiques, en pointant la même adresse logique vers diverses cellules NAND physiques afin de niveler l’usure et d’augmenter les vitesses d’écriture. Malheureusement, dans la plupart des lecteurs SSD, L’emplacement physique de la zone système doit rester constant. Il ne peut pas être remappé ; le nivellement d’usure ne s’applique pas à certains modules de la zone système. Cela signifie à son tour qu’un flux constant d’opérations d’écriture individuelles, chacune modifiant le contenu de la table de traduction, écrira encore et encore dans les mêmes cellules NAND physiques. C’est précisément la raison pour laquelle nous ne sommes pas totalement convaincus par les tests d’endurance tels que ceux effectués par 3DNews. Ces tests reposent sur l’écriture d’un flux de données sur le lecteur SSD selon un flux constant, ce qui charge le lecteur SSD de manière irréaliste. De l’autre côté du spectre se trouvent les utilisateurs dont les disques SSD sont exposés à de petites opérations d’écriture fréquentes (parfois plusieurs centaines d’opérations par seconde). Dans ce mode, très peu de données sont réellement écrites sur le lecteur SSD. Cependant, les zones système sont fortement sollicitées et constamment écrasées.
 
De tels scénarios d’utilisation entraîneront une usure prématurée de la zone système sans aucune indication significative dans les paramètres SMART. En conséquence, un disque SSD en parfaite santé avec 98 à 99% de la durée de vie restante peut soudainement disparaître du système. À ce stade, le contrôleur SSD ne peut pas effectuer avec succès les corrections ECC des informations essentielles stockées dans la zone système. Le disque SSD disparaît du BIOS de l’ordinateur ou apparaît sous la forme d’un support vide / non initialisé / non formaté.
Si le lecteur SSD n’apparaît pas dans le BIOS de l’ordinateur, cela signifie peut-être que son contrôleur est dans une boucle d’amorçage. En interne, le processus cyclique suivant se produit. Le contrôleur tente de charger le microcode à partir de puces NAND dans la RAM ; une erreur se produit ; le contrôleur relance ; une erreur se produit ; etc.
Toutefois, les erreurs les plus fréquentes dans le module de traduction mappent les blocs physiques aux adresses logiques. Si cette erreur se produit, le disque SSD sera reconnu comme un périphérique dans le BIOS de l’ordinateur. Cependant, l’utilisateur ne pourra pas accéder aux informations. Le disque SSD apparaîtra comme un média non initialisé (brut) ou annoncera une capacité de stockage beaucoup plus petite (par exemple, 2 Mo au lieu de la capacité réelle de 960 Go). À ce stade, il est impossible de récupérer des données à l’aide des méthodes disponibles à la maison.

Outre ces problèmes d’usure, nous avons constaté également :

  • des pannes liées à des composants en court-circuit (ex. Liquide sur le PC, mauvais branchement, surtension électrique etc.)
  • des composants défectueux (oxydations, mauvaises soudures, décollement de composants BGA)
  • des séries avec des mémoires défectueux ou firmwares mal conçus, comme visiblement des SSD Intel 256Go issus de PC Lenovo
     

 

Signes d’échecs des SSD 

Comme le disque SSD ne possède aucune pièce mobile, il n’y a aucun avertissement sonore d’un risque SSD qui arrive en fin de vie, mais en étant attentif il y a possibilité de déceler quelques indicateurs.

  • Erreurs impliquant des blocs défectueux. Généralement l’ordinateur tente de lire ou d’enregistrer un fichier, mais en prenant un temps inhabituellement long et aboutissant à un échec, le système finit par abandonner avec un message d’erreur.
  • Les fichiers ne peuvent ni être lus ni écrits.
  • Le système de fichier doit être réparé ; obtenir un message d’erreur sur votre écran peut se produire simplement parce que l’ordinateur n’a pas été éteint correctement mais cela peut être le signe d’un SSD développant des blocs défectueux.
  • Le lecteur devient en lecture seule. Votre lecteur peut refuser d’écrire plus de données sur le disque et ne peut lire que des données.

 

Le cas des PC Lenovo T460

Nous avons reçu ce début d’année plusieurs cas de PC Lenovo T460 avec SSD Intel suite à la déficience du SSD les utilisateurs avaient perdu l’accès à leurs PC.
 

Cas concernés :

  • SSD Intel 2″5 SATA 256Go SSDSC2KF256H6L (Intel SSD Pro 5400s Series) issus de PC Lenovo T460 et T470
  • SSD Intel M.2 256Go SSDSCKKF256H6L issus de PC Lenovo Yoga 260
  • Dans une moindre mesure chez DELL :
  • SSD Intel 2″5 SATA 256Go SSDSC2KF256H6 (Intel SSD Pro 5400s Series) issus de PC Dell Inspiron 5567
  • SSD Intel M.2 256Go SSDSCKKF256H issus de PC Dell Latitude 7470

 
Dans la majorité des cas, nous sommes parvenus à obtenir des très bons résultats de récupération.
Cependant, nous avons aussi essuyé des échecs sur des mémoires totalement corrompues et chiffrée par le contrôleur. Dans ce cas de figure, pas de facturation.
Ces cas nous permettent de rappeler que les SSD, comme l’ensemble des systèmes de stockage, peuvent subir une perte de données en raison d’une panne logique ou électronique. Recoveo est spécialisé dans la récupération de données tous types de supports !


 

Récupération de données sur SSD

La principale différence entre le disque dur traditionnel et le disque SSD est que ce dernier ne contient pas de pièces mobiles pour le stockage de données. Les pannes sont donc exclusivement logiques ou électroniques.
Même si elle ne nécessite pas de la salle blanche, la récupération de données sur un SSD nécessite de procéder au dessoudage des composants Flash puis de retrouver ensuite l’ordre d’entrelacement des 8 ou 16 puces, ce qui est bien tout aussi coûteux car très complexe !
De plus la récupération de données sur SSD est souvent le dernier souci des constructeurs et parfois il n’existe aucune solution pour décrypter l’accès aux données.
Enfin, si vous utilisez un SSD et un système d’exploitation supportant le TRIM, il faudra également être particulièrement attentif à la sauvegarde de vos données : en cas d’effacement accidentel de fichiers, car le fait d’avoir envoyé la commande TRIM les rend définitivement irrécupérables.


N’hésitez pas à nous contacter en cas de problème de récupération de données sur un SSD.

Tout savoir sur la fiabilité des disques

Backblaze spécialiste du stockage Cloud vient, comme chaque année, de publier son rapport de statistiques sur la fiabilité des marques de disques durs. Cette société exploite plus de 90.000 disques durs de 3 à 12 To et de différentes marques, soit l’un des plus gros volumes dans le monde. 

 

QUELLE MARQUE DE DISQUE DUR POUR PLUS DE FIABILITÉ

Cette année c’est Toshiba qui devient la marque de disques durs la plus fiable en baissant considérablement son taux de défaillance, passant de 3.06% à 0% ! Un petit bémol toutefois, car le nombre de disques testés est relativement faible, avec seulement 146. Il faut surtout retenir une amélioration de la tendance, plus que le chiffre de 0%. (il existe bien entendu des défaillances sur les disques Toshiba également)
HGST reste très fiable avec un taux de défaillance à 0.32% sur plus de 23000 disques testés.
Western Digital clôture ce classement avec près de 6% d’incidents.
A noter que d’année en année, les disques durs de HGST, Toshiba et Western Digital sont de plus en plus fiables ! Seule la marque Seagate enregistre une moins bonne année que 2016 avec +2.34% de taux de défaillance, se rapprochant ainsi de WD.
Actuellement, il ne subsiste que ces quatre fabricants dans le monde, les autres marques connues du grand public ne sont que des assembleurs. Pour votre information, vous retrouverez des disques HGST dans les disques durs de marque Hitachi ou une grande majorité de Touro. Maxtor et Samsung utilisent des Seagate. Pour les autres assembleurs cela peut varier en fonction des appels d’offres et des contrats négociés. Il est donc parfois difficile de savoir quelle marque se cache sous un modèle en particulier.

CYCLE DE VIE ET DE PANNE D’UN DISQUE DUR

Il faut savoir que la première année est décisive pour un disque dur, avec un taux d’échec annuel de 5,1% la première année. Cela correspond généralement à des problèmes directement liés à la fabrication. Aujourd’hui, aussi pointus soient-ils, les disques durs sont fabriqués en très grande série et il peut y avoir des défauts de fabrication malgré les nombreux contrôles qualité.  Si le disque dur passe cette première année, les deux années suivantes sont assez fiables avec un taux d’échec annuel de 1.4%.
A partir de la quatrième année, le taux d’échec annuel augmente chaque mois, correspondant à l’usure naturelle d’un disque. La durée de vie moyenne estimée est de 5 à 6 ans / 20.000h de fonctionnement. Ce chiffre est à pondérer, car cela dépend beaucoup de l’usage : un disque dur externe qui est déplacé régulièrement aura plus de risques de subir un choc ou une chute qu’un disque dur interne dans une tour de pc, et de ce fait, pas la même durée du vie. Pour obtenir un état de santé de votre disque, vous pouvez utiliser le logiciel gratuit Crystal Disk Info par exemple.

DES CHIFFRES A PONDERER TOUTEFOIS

Ces informations sont intéressantes dans le sens où elles nous permettent d’avoir des tendances de fiabilité par marque et par capacité. Cependant, l’usage spécifique qu’en fait Backblaze reste très particulier : disques utilisés dans des baies serveurs, avec un environnement très contrôlé, et un risque de chute/choc très faible. Le faible parc de disque Toshiba nous oblige à relativiser ces résultats (146 disques contre 67000 pour Seagate par exemple). D’autant plus qu’aujourd’hui, les constructeurs dédient des gammes entières à des usages précis : WD Red pour les NAS par exemple ou encore Seagate SkyHawk pour la vidéosurveillance. Dans la vie quotidienne, il en est tout autre. Il serait trop facile de réduire la perte de données à la fiabilité des disques. 

La récupération de données sur SSHD

Notre laboratoire traite de plus en plus de cas de pertes de données sur SSHD. Avec leur technologie hybride complexe, ces supports nouvelle génération ont encore de beaux défis techniques à offrir à notre équipe. Alors, où en est-on de la récupération sur SSHD ? 

 

Les SSHD (Solid State Hybrid Drive) allient 2 technologies : celles des disques durs classiques (HDD) et celle des disques flash SSD. Leur principe est, globalement, d’ajouter de la mémoire flash à un disque dur classique afin d’accroitre la vitesse d’accès aux données. Pour faire simple, la mémoire flash sert de cache et permet de stocker les données les plus fréquemment utilisées afin qu’elles puissent être «appelées» plus facilement. Les disques SSHD intègrent donc un « logiciel » qui décide de ranger les données dans telle mémoire du disque. 

Alors que nous constatons une récurrence des pannes électroniques sur ces supports, la récupération de données sur SSHD reste complexe en raison de la «cohabitation» de 2 technologies qui demandent habituellement la mise en place de procédures techniques différentes. Notre laboratoire recherche donc et applique actuellement des solutions au cas par cas pour les pannes sur SSHD.

Toutefois, notre équipe a récemment traité avec succès un disque dur hybride Seagate F3 qui présentait, au diagnostic, de nombreux messages d’erreur (CRC du boot code de la carte flash, etc.). Ce succès a permis à notre service R&D d’identifier, de tester et de formaliser un mode opératoire fiable pour ces supports… Et bien entendu, de récupérer l’ensemble des données de notre client !

Nos conseils pour l’envoi de votre support en laboratoire

Vous avez choisi de confier votre disque dur au laboratoire Recoveo et vous allez désormais procéder à son envoi. Afin d’optimiser la qualité de récupération de données et de réduire les risques d’aggravation de la panne, nous vous invitons à respecter ces quelques consignes pour nous faire parvenir votre support dans les meilleures conditions possibles.

Les disques durs sont des supports fragiles et extrêmement sensibles aux chocs, même minimes. Il convient donc avant tout de les manipuler avec beaucoup de précautions.

  • L’idéal est de glisser le disque dans un sac antistatique, si on en a un à sa disposition (il peut être fourni à l’achat d’un disque dur interne ou d’un composant électronique par exemple). On peut également emballer le support dans un matériau isolant et protecteur tel que papier bulle ou feuille de polystyrène…
  • Le placer dans un carton 2 fois plus grand que le disque afin que celui-ci ne puisse pas toucher les bords et combler le vide avec de la mousse, du papier bulle, du polystyrène ou tout autre matériau absorbant les chocs. Le disque doit être parfaitement calé et immobilisé : il est très important qu’il ne bouge pas à l’intérieur du carton. Attention : proscrire l’envoi en enveloppe matelassée qui n’offre pas de protection contre les chocs.
  • Si vous envoyez plusieurs disques, dans le cas d’un serveur en panne par exemple, emballez chaque disque séparément et veillez à les isoler les uns des autres.
  • Inscrivez la mention « FRAGILE » sur le carton.
  • Confiez votre colis à un transporteur apte à vous fournir un suivi d’envoi (avec numéro de tracking) : Colissimo (pour les envois non urgents) ou Chronopost; TNT, UPS, DHL, DPD…
  • Le bordereau d’envoi fourni par Recoveo comporte déjà le numéro de dossier. Mais vous pouvez également le rappeler ainsi que vos coordonnées sur un document glissé à l’intérieur du carton.
     

Un doute ? N’hésitez pas à nous contacter ! Votre chargé d’affaires est à votre disposition pour vous guider et répondre à vos interrogations.